Le lien de cause à effet

L’Arbre, symbole de lien

L’arbre offre une représentation symbolique du lien de cause à effet. «Aller aux racines du problème» ou «nos efforts ont porté leurs fruits». Ces deux expressions imagées de notre langage courant font apparaître cette relation de cause à effet. Dieu Arbre de Vie est structuré sur ce principe qui est aussi à la base de la compréhension scientifique de notre univers.

Le lien de cause à effet et la science

Le lien de cause à effet est la première loi du monde scientifique, la porte d’entrée dans cet univers logique et expérimental. Le lien de cause à effet stipule que tout ce qui est dans l’univers à un moment donné dépend de l’état de l’univers à un moment juste avant celui-ci. Toutes ces transformations se font selon des lois immuables.

La science est l’étude de tous les liens de cause à effet existant dans l’univers, ce que nous appelons les lois. Les lois de l’univers sont comme des leviers qui une fois que nous les maîtrisons démultiplient notre pouvoir de transformation du monde, notre pouvoir à nous êtres humains de le façonner selon notre idéal.

La science a ses propres limites. L’étude scientifique est limitée à un certain degré de complexité au delà duquel les effets des différents facteurs ne sont plus discernables les uns des autres et à un certain degré de subtilité au delà duquel l’observateur scientifique influence l’expérience en cours. Tout n’est pas sujet à expérimentation et à analyse scientifique. Le comportement humain dans toute sa complexité n’est pas sujet à expérimentation, l’inconscient humain non plus, les dynamiques de groupes ne sont pas sujet à expérimentation et surtout bien évidemment notre avenir ne peut pas être expérimenté. Par conséquent à défaut d’avoir des certitudes scientifiques, nous sommes amener à agir en fonction de nos convictions, de notre foi. Le domaine de la foi est complémentaire à la science. Il peut s’y opposer en lui rappelant ses limites. Par exemple ni la sociologie, ni l’économie ne sont des sciences mais un mélange de science et de religion. Ces pseudo-sciences ou pseudo-religions sont fondées sur des principes de base qui ne sont rien d’autre que des croyances. Accepter les limites de la science est une chose que beaucoup de prétendus scientifiques ont du mal à accepter reproduisant en cela le désir de toute puissance de la « vérité révélée » chrétienne à laquelle ils s’opposent en général sans se rendre compte qu’ils reproduisent le même schémas de pensée. Certaines personnes se proclament d’une démarche scientifique déifie la science en un Dieu tout puissant ne laissant aucune place aux croyance en dehors de la foi en la science elle-même. Comportement paradoxale et en déni du réel ou nos croyances d’où qu’elles viennent jouent un grand rôle dans nos vies. Il est temps  de réconcilier le domaine de la science et celui de la foi. Dieu Arbre de Vie offre cette réconciliation donnant à ces deux modes de pensée humaine un espace clairement défini et limité. Les croyances humaines n'influencent absolument pas les lois physiques. Quelques soient nos croyances sur le sujet, une pomme mure sur un arbre va toujours tomber sur le sol. Par contre les croyances influencent tout comportement humain. Un joueur de tennis a d'autant plus de chance de gagner un match qu'il croit en sa victoire. Il en va de même pour un homme politique dans un combat électoral ou pour une armée engagée dans une guerre. Tous ces comportements humains sont déterminés par la foi créatrice.

Symboliquement, Dieu Arbre de Vie représente l'union de la Terre domaine du concret et de l’expérimentation autrement dit de la science et du Ciel domaine de l’abstrait et des croyances autrement dit de la foi.

Sortir de la pensée manichéenne

Le lien de cause à effet a aussi en lui-même, une dimension spirituelle majeure. Voir le monde présent et nous-même comme des conséquences d’événements passés, nous permet de sortir du jugement associé aux valeurs de « bien » et le « mal ». Oui, affirmer que le lien de cause à effet régit tout ce qui est dans l’univers depuis les galaxies jusqu’à l’être humain, c’est nous libérer d’une vision manichéenne du monde, de l’idée selon laquelle notre univers et les hommes sont guidés par deux forces occultes le « bien » et le « mal » qui s’opposent l’une à l’autre de façon permanente et éternelle. La connaissance du « bien » et du « mal » a longtemps été le seul élément d’évaluation, de jugement du comportement humain et elle est encore très présente aujourd’hui dans notre langage et par conséquent dans notre façon de penser. Le bien et le mal sont liés à la croyance en une autorité transcendante impersonnelle. Dans notre civilisation, cette autorité n’est autre que Dieu « le Père Tout Puissant ». Il est important de faire connaître cette survivance de la pensée judéo-chrétienne et de son Dieu transcendant dans notre langage. Nous n’en avons en général pas conscience mais dire: « C’est bien », c’est s’appuyer sur cette autorité supérieure et se placer au dessus de nos interlocuteurs dans la plus parfaite logique chrétienne. Alors que nous pouvons aussi dire au lieu de « c’est bien », « je crois », « je choisi » ou « j’aime » ou tout autre affirmation commençant par « je ».  Ces affirmations personnelles sont nettement plus humbles, sincères, respectueuses, réalistes et bénéfiques pour tous.

Les mots « bien » et « mal » représentent le mode de pensée du guerrier qui ne connaît que deux catégories : ami ou ennemi. Utiliser ces deux mots conduit à s’enfermer dans une vision du monde en lutte perpétuelle et c’est se conditionner aux combats et à la guerre. La croyance dans « le bien » et « le mal » est une croyance auto-réalisatrice qui se crée elle-même des ennemis. Elle est donc aussi auto-justificatrice. C’est un cercle vicieux fait au mieux d’exclusion et de dévalorisation de l’autre au pire de haine et de violence.

Comprendre et choisir au lieu de juger

L’évolution spirituelle que nous invite à faire Dieu Arbre de Vie est de dépasser une vision dualiste du monde pour en voir la diversité, créer des liens, des échanges coopératifs entre tout ce qui est et à accepter et vivre la pluralité des comportements humains en acceptant les limites fixées par la loi. En même temps, c’est s’autoriser à être maître et acteur de sa vie.

Le jugement crée des barrières là où la compréhension crée du lien. S’attacher à voir les liens de cause à effet, c’est être capable de comprendre le pourquoi des comportements de chacun et d’aimer pleinement nos semblables et le monde dans lequel nous vivons tout en acceptant des relations de compétition quand cela est nécessaire (voir la Force maîtrisée). Enfin préférer la compréhension conduit à faire un travail de connaissance de nous-même, d’introspection et de remise en question personnel là où le jugement rejette systématiquement la faute sur autrui. Se prétendre connaisseur du « bien » freine voire interdit de tels comportements dès plus positifs. Sortir du jugement et développer la compréhension participe à créer les conditions pour vivre en paix.

Le monde chrétien dans lequel nous vivons à grandement besoin d’abandonner le jugement et de s’ouvrir à un travail d’introspection et de remise en question. L’humanité comme la planète a besoin qu’une grande remise en question des croyances chrétiennes soient faites le plus rapidement possible.

Si nous souhaitons sortir de la vision manichéenne du « bien » et du « mal », il est important de comprendre les raisons de l’existence de ce mode de pensée, de comprendre les liens de cause à effet qui conduisent à la création d’une pensée manichéenne et ainsi être capable de se libérer de cet univers dualiste pour créer des relations équilibrées, durables et enrichissantes avec nos semblables et notre environnement. Ainsi, nous nous ouvrons à une autre philosophie de vie : la liberté de choix et de croyance. Cette philosophie n’est possible qu’à condition de développer en nous nos capacités à vivre en paix avec notre entourage,  à avoir confiance en nous-même comme en nos semblables et de les considérer véritablement comme nos égaux.

Le lien de cause à effet nous invite à connaître nos origines pour savoir qui nous sommes. Au point de vu spirituel, nous sommes les héritiers de la foi chrétienne. Je vous invite à revisiter cet héritage en lisant nos racines spirituelles.

Cosmogonie de Dieu Arbre de Vie

Dieu Arbre de Vie nous propose une histoire de l'univers, une cosmogonie fondée sur notre connaissance scientifique. Je vous propose ici une vision simple et synthétique de l'univers reflétant comment notre cerveau intègre cette réalité éminemment complexe. Le cerveau humain est incapable de connaître, d'intégrer et d'anticiper toute la complexité de notre environnement d'une part et du comportement de nos semblables d'autres part. Face à cette immense masse d'information nous n'avons pas d'autres choix que de nous choisir une vision simplifiée du monde avec laquelle nous sommes en mesure de faire des choix. La vision manichéenne du « bien » et du « mal » est un exemple de vision simplifié du monde. La vision manichéenne est une simplification extrème de la réalité mais s'est un système de pensée très répandu. De façon lucide sur les capacités du cerveau humain, il est souhaitable d'adopter une vision un peu plus élaborée qui nous permette de sortir de la logique guerrière de la pensée manichéenne et d'avoir un comportement plus en accord avec la réalité physique d'une part et le comportement humain d'autre part.


Les six éléments constitutifs de l'univers

 

La cosmogonie de Dieu Arbre de Vie a l'avantage de mettre en valeur la notion fondamentale d'information qui nous permet de comprendre l'ensemble monde spirituel et Dieu en particulier.

L'univers est composé de six éléments constitutifs, de six ingrédients différents : la matière, l'espace, le temps, l'énergie, l'information et les lois.

Ces six éléments suffisent à décrire la totalité de l'univers. Il n'existe rien dans l'univers qui ne soit rattaché à ces six éléments. Cette vision de l'univers exclu donc l'existence d'un Dieu créateur métaphysique. Cela est fondamental dans la construction de notre vision du monde.

Voici une rapide définition de ces six éléments :

La matière est tout ce qui est composée d'atome, tout ce qui nous est possible de toucher. La matière a trois état possible : solide, liquide et gazeux.

L'espace est ce dans quoi nous bougeons et dans lequel chaque chose a une place. L'espace comporte trois dimensions.

Le temps est la perception humaine du changement. Le temps est rythmé par l'évolution du soleil dans le ciel, l'alternance du jour et de la nuit, les saisons et les années et aussi la naissance, la croissance, le vieillissement et la mort des êtres vivants.

L'énergie est ce qui transforme ou met en mouvement la matière. Il existe diverses formes d'énergie : énergie cinétique, thermique, chimique, lumineuse, nucléaire, électrique…

L'information est ce qui organise la vie ou ce qui est porteur de sens pour notre esprit. L'information est portée par de la matière (ADN, couches et reliefs géologique, sculptures, livres, œuvres d'art,…) ou de l 'énergie (message nerveux, message téléphonique, radio, lumière, …). Mais l'information n'est ni matière ni énergie. C'est un message porteur de sens. L'information fait appel à des codes : code génétique, langages, alphabets, symboles diverses. L'information nécessite un récepteur pour être décodé et utilisée ( notre cerveau, un ordinateur…). Les êtres humains que nous sommes ont la capacité de créer de l'information.

Les lois sont des règles immuables dans l'espace et le temps qui régissent les interactions entre les cinq autres éléments. Il existe une multitude de lois dont certaines sont encore à découvrir. Une loi célèbre est la loi de la gravitation qui attire toute chose vers le sol.

Une brève histoire de l'univers

En l'état actuel de nos connaissance scientifiques, l'histoire de l'univers a débuté il y a 14 milliards d'années environ avec le Big-bang qui donna naissance à des milliards de galaxies dont la notre, la Voie Lactée et dans chaque galaxie des milliards d'étoiles dont le Soleil né il y a environ 4 milliard d'années. Un peu plus tard à l'échelle du temps astronomique, est apparu les différentes planètes de notre système solaire dont la Terre. Il existe des limites à notre connaissance de l'univers. Une limite temporelle nous ne savons pas ce qui s'est produit avant le Big-Bang et une limite spatiale, nous ne pouvons voir qu'une partie de l'univers qui porte le nom d'univers observable. L'acceptation de limite fait partie de la foi en Dieu Arbre de Vie. Avec lui nous pouvons dire simplement : « je ne sais pas ». Si notre curiosité naturelle nous pousse à en savoir toujours plus sur l'univers et son histoire nous sommes peut être là, face à deux limites à jamais infranchissables. Ces limites ne sont pas un problème car nous avons la chance de vivre dans un environnement très stable. Notre soleil a plusieurs milliards d'années d'espérance de vie devant lui et notre planète est à l'abri des grandes catastrophes cosmiques. Nous n'avons pas à craindre que « le ciel nous tombe sur la tête ». Nous n'avons donc plus besoin de mythes pour expliquer notre univers et conjurer notre peur de l'inconnu.

Le principal danger pour l'humanité est devenue l'humanité elle même. Grâce aux énergies fossiles et nucléaires, nous disposons du pouvoir de changer notre environnement, d'épuiser nos ressources en matières première et en énergies fossiles, de détruire nos terres agricoles ou sauvages, de polluer terres, airs et océans, de provoquer un changement climatique et la désertification et même une guerre nucléaire apocalyptique. Ce grand pouvoir dont dispose l'être humain doit être accompagné d'une grande sagesse. Cette sagesse reste pour une large part à développer sans perdre trop de temps. C'est un des buts de Dieu l'Arbre de Vie que de nous protéger de nous même en particulier avec le concept de Force Maîtrisée. Dieu Arbre de Vie nous offre la sagesse dont l'humanité a besoin... maintenant.

La vie

Grâce à un environnement particulièrement favorable, un phénomène extra-ordinaire a fait son apparition sur notre petite planète Terre : la vie. La vie se caractérise par l'existence d'une information génétique, une activité chimique, des échanges avec l'environnement et la reproduction.

Si nous reprenons les six éléments composant l'univers, nous pouvons considérer trois de ces éléments comme un « décors immuable »  : l'espace, le temps et les lois.

Dans ce « décor » les trois autres : la matière, l'énergie et l'information interagissent dans le processus de la vie.

La vie se caractérise aussi par un équilibre dynamique. L'activité chimique des cellules vivantes crée en permanence des déséquilibres que chaque cellule et chaque être vivant doit constamment compenser par la régulation de son activité et des échanges avec le milieu environnant. Cette équilibre dynamique porte le nom scientifique « d'homéostasie ». Il est basé sur des boucles de rétroaction. A titre d'exemple, chez l'être humain, notre corps régule sa température, sa concentration de glucose, d'oxygène ou d'urée dans le sang.

Le phénomène de l'homéostasie est un peu comme un cycliste qui doit en permanence corriger sa trajectoire pour rester sur la route dans un équilibre dynamique. Si cet équilibre n'est pas respecté, cela conduit à des maladies puis à la mort de l'organisme. Le maintien de l'homéostasie met en œuvre de l'information, de l'énergie et de la matière.

Si nous continuons dans notre approche synthétique, la vie se caractérise donc par trois éléments : matière, énergie et information et un phénomène produit par ses 3 éléments : l'homéostasie.

Bien sure la vie est un phénomène extrêmement complexe mais cette vision simple de la vie est une source de compréhension et de réflexion spirituelle.

La vie évolue dans le temps par des modifications génétiques successives.

Ainsi, à partir de la première et unique forme de vie apparue il y plus de trois milliards d'années, a donné naissance au mondes végétal et animal et à une multitude d'espèces dont la notre : l'homo sapiens.

Cette évolution suit la théorie de la sélection naturelle rendu célèbre par Charles Darwin. Selon cette théorie, seules les espèces adaptées à leur environnement survivent. Les mutations génétiques favorisant l'adaptation à l'environnement donne une plus grande chance de survie et donc finissent par s'imposer. Une succession de ces modifications génétiques conduisent à de nouvelles espèces vivantes. La théorie de la sélection naturelle est si largement admise que nous pouvons en parler comme d'une loi.

La vie s'est organisée en chaîne alimentaire. Certaines espèces en mangent d'autres qui sont elles même mangées par d'autres. Au bout de cette chaîne alimentaire se trouve de grands prédateurs dont l'être humain.

En plus de la prédation, il existe le parasitage où une espèce vie au dépend d'une autre durablement et la coopération où l'activité de deux espèces associées est mutuellement profitable. Un exemple de coopération est la relation qui existe entre le loup qui domestiqué est devenu le chien et l'être humain depuis la fin du paléolithique.

La prolifération du vivant partout sur terre grâce à l'évolution a modifié l'environnement au point de donner naissance à de nouvelles espèces.

Comme pour l'activité cellulaire, il existe dans le domaine de l'évolution de la vie une boucle de rétroaction. Le monde du vivant modifie l'environnement et l'environnement modifié conduit à l'apparition de nouvelles espèces.

Ces apparitions d'espèces successives à partir d'une origine unique a donné naissance à l'arbre de la vie décrit par Darwin et toute la diversité d'espèce que nous connaissons aujourd'hui.

Le comportement animal

Le grand arbre de la vie a donné naissance au règne animal qui se caractérise principalement par la capacité de mouvement grâce à l'existence d'un système nerveux et musculaire. Ces capacités de choix et de mouvement sont toujours au service de la préservation de l'homéostasie et de la reproduction.

Le monde animal a un second niveau d'information en plus de l'information génétique : l'information nerveuse.

Chez les animaux, l'information est captée du milieu environnant par les sens (vu, odorat, audition, touché, goût) et de l'intérieur de l'organisme par les sensations de faim, de fatigue, de douleur.

Ces capteurs de sensation sont à l'extrémité du système nerveux qui achemine ces informations au système nerveux central, le cerveau. Le rôle du cerveau est d'établir une hiérarchie entre les différentes informations reçues puis en fonction de cette hiérarchie d'établir des choix. A partir des information reçues, le cerveau crée de nouvelles informations transmises par le système nerveux à destination du système musculaire. Les signaux nerveux sont de deux types : soit il y a stimulation de l'action qui va conduire à des comportements d'alimentation, de combat, de fuite, de reproduction ou soit au contraire, il y a inhibition qui conduit à l'inaction.

L'intensité des actions va dépendre du niveau d'insatisfaction ou de stress. Plus l'individu s'éloigne de son niveau d'équilibre (faim, blessure, menace), plus ses réactions sont violentes.

Chez certains mammifères comme les hominidés dont descend l'être humain, la stratégie de survie est basée sur une vie en groupe. Ces groupes sont dirigés par des individus dominants, le mâle et la femelle alpha au sommet de la hiérarchie sociale. A l'autre extrémité de cette hiérarchie sociale se trouve le bouc émissaire ou souffre douleur. Le bouc émissaire a une agressivité inhibé, il peut donc être agressé par les autres membres du groupes sans qu'ils aient à craindre de représailles. Ces agressions sur le plus faible sont plus fréquentes en période de stress et de famine. Elles peuvent conduire parfois à la mort violente du bouc émissaire. Pourtant, même les boucs émissaires restent attachés au groupe sans lequel ils n'ont aucune chance de se reproduire ni même de survivre.

Chez les grands singes, il est possible de voir deux stratégies différentes pour gagner la place de mâle alpha. Chez les gorilles, cette place enviée est obtenu par le plus fort suite à des combats individuels entre rivaux. Chez les chimpanzés, c'est le mâle le plus populaire ayant le soutient des femelles alpha qui obtient la place de leader. Ce mode de désignation du leader conduit à des comportements complexes et fait apparaître des formes de coopération pour gravir les échelons hiérarchiques et se maintenir en position dominante.

Ce comportement animal primitif est visible chez l'être humain, en particulier en période de crise.

Face à une situation d'insatisfaction, les animaux ont trois alternatives : le combat, la fuite ou dans certains cas, le renoncement.

Dans le monde animal existe des instincts de violence et de domination mais aussi de coopération entre individus d'une même espèce et d'un même clan ou entre espèces différentes. Ces différents comportements sont des réponses adaptatives dépendantes des caractéristiques biologiques définies par le patrimoine génétique d'une part, par l'environnement d'autre part et dans une moindre mesure par des prémices de culture.

Ce très rapide résumé du comportement animal est une introduction sur le comportement humain qui ne peut être compris sans la connaissance de ses origines animales et en particulier sa prédisposition à établir des relations de dominance. La révolution darwinienne (1859) établissant le lien de parenté entre l'être humain et le monde animal date de plus de 150 ans mais elle reste encore à intégrer dans la vision que nous avons de nous même.

L'être humain

L'être humain, de son nom scientifique l'homo sapien est (nous sommes) un animal vertébré allaitant sa progéniture, autrement dit un mammifère. Parmi les mammifères, l'être humain fait partie de la famille des primates (les singes) ce qui lui donne les particularités utiles de posséder des pouces préhenseurs lui permettant de faire usage d'outils et une vision binoculaire lui permettant d'apprécier les distances, autrement dit, d'avoir une vision en 3 dimensions.

Les particularités de l'être humain parmi les primates est la bipédie permanente, un cerveau développé et l'accès à un langage évolué transmis par apprentissage.

La bipédie permet de se déplacer en utilisant moins d'énergie que la quadrupédie, autant d'énergie supplémentaire disponible pour cet organe énergivore qu'est le cerveau. Son cerveau développé donne accès à l'apprentissage de techniques manuelles, d'un langage évolué, de comportements sociaux et à des capacités de créations, à ce vaste univers d'information qu'est la culture.

Dans une vision synthétique, l'être humain se caractérise par sa maîtrise de l'information. Depuis la création et l'usage des premiers outils et le développement du langage, l'être humain a fait un meilleur usage de l'énergie et des ressources à sa disposition que ses rivaux les grands prédateurs grâce à l'information qu'il a acquis ou crée. Cet avantage comportemental est ce que nous appelons aujourd’hui l'efficacité énergétique. Avec cet atout déterminant, à partir du berceau africain, l'être humain a progressivement colonisé la planète entière et imposé sa domination sur son environnement.

Avec l'éveil de sa conscience, l'être humain a été confronté à l'intrigante complexité du monde qui l'entoure comme de sa propre complexité. Face aux multiples questions suscitées par un univers en perpétuel changement sur terre comme dans les nuages et les étoiles, l'être humain a créé ses propres réponses avec des croyances simples. Ainsi c'est développé différentes cultures spirituelles donnant un sens à cet univers mystérieux et l'illusion réconfortante d'un pouvoir mystique sur son propre destin. Ces pratiques spirituelles faites de diverses rituels : danse, chants, offrandes de bien précieux voire de vies humaines aux esprits, apportaient un avantage suffisamment déterminant pour perdurer jusqu'à une époque récente et faire partie de la culture des grandes civilisations antiques qui ont dominé leurs rivaux tel que la civilisation romaine. Cet avantage ne résidait nullement dans une quelconque capacité directe à influencer son environnement par un pouvoir surnaturel mais juste par la foi en ce pouvoir qui apporte ce bien crucial pour faire face à l'adversité : la foi en la réussite. Ainsi était renforcé l'autorité du chef qui faisait appel à ces pouvoirs mystiques et autour de lui était consolidé la cohésion du groupe et le courage de ses membres, autant d'atouts pour la réussite de leurs quêtes ou de leurs combats dans un monde rempli d'incertitudes.

En résumé, les pratiques spirituelles sont un moyen d'action sur une seule et unique chose : le mental de l'être humain. Mais au travers lui, elles agissent sur tout ce que l'être humain est capable de façonner, de bâtir ou de détruire. En ce début de XXI ieme siècle cela représente une large par de notre milieu de vie, la planète Terre. Nous verrons au chapitre suivant : «  nos racines spirituelles », que le monde actuel même si il se veut purement rationnel est encore et toujours pétri de croyances.